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Suite au billet d'hier et pour celles et ceux d'entre-vous qui ont pu écouter l'émission "service public" de France Inter consacrée au commerce équitable, voici en complément un extrait de l'interview de Charles Ly Wa Hoï, directeur du développement durable pour les enseignes E. Leclerc (comme de l'eau de roche ;-) paru le 12 avril dernier sur le site internet lentreprise.com et intitulé " Leclerc s’attaque aux prix du commerce équitable ". Nous hésitons à mettre en gras ce qui nous a choqué, nous vous laissons juger par vous-même :
L’Entreprise.com : E. Leclerc est le distributeur numéro un de produits équitables. S’agit-il d’une stratégie marketing ou d’un engagement militant à
>Charles Ly Wa Hoï : "La volonté de E. Leclerc de s’inscrire fermement sur le créneau du commerce équitable découle d’une conviction profonde. Rien à voir avec un effet de mode. Nous avons clairement identifié une lame de fond : le consommateur ne recherche plus seulement la qualité du produit, il souhaite aussi que le petit producteur ait des conditions de travail et de vie acceptables et que le système de production respecte l’environnement. Mais bien entendu c’est aussi une question d’image…
Selon une étude du Credoc, un Français sur deux se dit prêt à payer un supplément de prix de 5 % sur l’achat de produits équitables. Actuellement, ce surplus est plutôt de 15 à 30 % pour un produit équivalent. Ce prix fort est-il justifié à
> Il est justifié mais il peut encore baisser. Ce ne sont pas nos marges qui en sont la cause : nous pratiquons 20 %, soit le strict minimum. En fait, 60 % du coût de revient du produit est un coût intermédiaire et c’est là qu’il faut agir. Un exemple : si vous faites embouteiller 15 000 bouteilles dans une usine qui en embouteille un million par jour, vous payez le prix fort, car il va falloir arrêter les machines pour vous, etc. Même chose quand vous importez douze cartons d’épices au lieu de douze containers. Seuls des volumes plus importants peuvent faire descendre le coût de la logistique. C’est toute la clé de la baisse des prix.
Quelle est la recette pour faire du volume à
> Il faut que le consommateur se mette à acheter davantage équitable. Nous sommes convaincus que c’est possible. Voici dix ans, quand E. Leclerc a supprimé les sacs en plastique aux caisses, on a crié au coup de pub. Aujourd’hui, tous nos concurrents nous emboîtent le pas et cela ne pose pas de problème au consommateur. Comme quoi on peut faire changer les comportements grâce à un discours et des actes cohérents.
Quel intérêt pouvez-vous avoir à vendre plus de produits sur lesquels vous réalisez si peu de marge à
> Actuellement, nous sommes dans une phase de promotion et de soutien du commerce équitable, qui ne constitue qu’un marché émergent. Avec les volumes, les fournisseurs vont pouvoir écraser leurs coûts de production et nous pourrons ainsi augmenter nos marges".
Bon, on va en rester là pour l'interview... " Ecraser ", voilà un bien joli verbe qui résume à merveille la politique de la maison (et moi qui croyez que c'était le slogan des supermarchés Mammouth dans les années 80 !).
L’Entreprise.com : E. Leclerc est le distributeur numéro un de produits équitables. S’agit-il d’une stratégie marketing ou d’un engagement militant à
>Charles Ly Wa Hoï : "La volonté de E. Leclerc de s’inscrire fermement sur le créneau du commerce équitable découle d’une conviction profonde. Rien à voir avec un effet de mode. Nous avons clairement identifié une lame de fond : le consommateur ne recherche plus seulement la qualité du produit, il souhaite aussi que le petit producteur ait des conditions de travail et de vie acceptables et que le système de production respecte l’environnement. Mais bien entendu c’est aussi une question d’image…
Selon une étude du Credoc, un Français sur deux se dit prêt à payer un supplément de prix de 5 % sur l’achat de produits équitables. Actuellement, ce surplus est plutôt de 15 à 30 % pour un produit équivalent. Ce prix fort est-il justifié à
> Il est justifié mais il peut encore baisser. Ce ne sont pas nos marges qui en sont la cause : nous pratiquons 20 %, soit le strict minimum. En fait, 60 % du coût de revient du produit est un coût intermédiaire et c’est là qu’il faut agir. Un exemple : si vous faites embouteiller 15 000 bouteilles dans une usine qui en embouteille un million par jour, vous payez le prix fort, car il va falloir arrêter les machines pour vous, etc. Même chose quand vous importez douze cartons d’épices au lieu de douze containers. Seuls des volumes plus importants peuvent faire descendre le coût de la logistique. C’est toute la clé de la baisse des prix.
Quelle est la recette pour faire du volume à
> Il faut que le consommateur se mette à acheter davantage équitable. Nous sommes convaincus que c’est possible. Voici dix ans, quand E. Leclerc a supprimé les sacs en plastique aux caisses, on a crié au coup de pub. Aujourd’hui, tous nos concurrents nous emboîtent le pas et cela ne pose pas de problème au consommateur. Comme quoi on peut faire changer les comportements grâce à un discours et des actes cohérents.
Quel intérêt pouvez-vous avoir à vendre plus de produits sur lesquels vous réalisez si peu de marge à
> Actuellement, nous sommes dans une phase de promotion et de soutien du commerce équitable, qui ne constitue qu’un marché émergent. Avec les volumes, les fournisseurs vont pouvoir écraser leurs coûts de production et nous pourrons ainsi augmenter nos marges".
Bon, on va en rester là pour l'interview... " Ecraser ", voilà un bien joli verbe qui résume à merveille la politique de la maison (et moi qui croyez que c'était le slogan des supermarchés Mammouth dans les années 80 !).
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